Les Lilas, Le 16 Décembre 2010
COMMUNIQUE DE PRESSE
SUITE AUX ANNONCES DE MADAME PECRESSE SUR LES ACTIONS DE SOLIDARITE VIS A VIS DES ETUDIANTS EN GRANDE PRECARITE
DES MESURES ILLUSOIRES QUI NE REPONDENT PAS A LA PRECARITE ETUDIANTE
Madame PECRESSE, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, demande la généralisation de dispositifs d’urgence pour les étudiants en grande difficulté : ouverture des restaurants universitaires pendant les congés de fin d’année et hébergement en urgence.
Si certains restaurants universitaires étaient jusqu’alors fermés pendant les congés de fin d’année, la cause est à imputer au manque de financement de l’Etat (les CROUS ne pouvant plus assurer leurs charges en fin d’année faute de budget suffisant).
Comment amplifier les horaires d’ouverture des CROUS si ce n’est au détriment des personnels, de leur statut et de leurs conditions de travail ? D’autant plus que monsieur BAROIN, ministre du Budget annonce le même jour, sa volonté de mettre en place la RGPP2 auprès des opérateurs de l’Etat, dont les CROUS, ce qui à court terme les met en danger, et confirme sa volonté de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
Comment répondre aux injonctions ministérielles de généraliser les dispositifs d’hébergement en urgence alors que le nombre de logements, gérés par les CROUS, ne permet déjà pas de loger tous les étudiants qui en font la demande ?
Alors que le gouvernement baisse le budget du Fonds National d’Aide d’Urgence et que le montant des bourses sur critères sociaux reste toujours insuffisant, ces effets d’annonce ne répondent pas aux attentes des étudiants et des professionnels : des conditions d’études et de vie dignes pour les étudiants.
Madame PECRESSE confond la charité et l’accompagnement social. Comment dans une société où les droits sont reniés un peu plus chaque jour, peut-elle penser que les étudiants et professionnels seront dupes devant ces mesures dérisoires ?
Le SNUASFP rappelle que depuis de nombreuses années, il n’y a pas eu de créations de postes d’assistants sociaux dans l’Enseignement Supérieur et que les assistants de service social en faveur des étudiants ont en charge entre 7000 et 10000 étudiants.
Le SNUASFP revendique que les personnels aient les moyens pour exercer l’ensemble de leurs missions et qu’enfin la question des conditions de vie des étudiants (logement, santé, ...) soit réellement prise en compte par le Gouvernement.