Nous vous remercions de nous avoir invité à vos travaux de Congrès et nous vous prions d’excuser notre absence due principalement à l’actualité récente qui mobilise notre profession sur une revendication commune à votre syndicat et à la Fédération : le refus du dispositif des médiateurs de réussite scolaire. Nous nous opposons au recrutement de ces personnels sur les missions exercées par des personnels titulaires et qualifiés comme les CPE et les Assistants sociaux. Nous rappelons notre exigence d’ équipes pluridisciplinaires complètes dans les établissements scolaires pour la réussite scolaire de tous.
Avec ce nouveau dispositif des médiateurs de réussite scolaire, Le Ministère persiste dans sa volonté de supprimer des postes et d’individualiser l’échec scolaire en désignant les jeunes et les familles comme les principaux responsables de leur situation.
La crise économique a des répercussions catastrophiques sur les familles les plus démunies et sur les élèves dont la poursuite de la scolarité est de fait gravement remise en cause.
Cette crise accroit également la complexité des situations sociales et nécessite plus que jamais des professionnels qualifiés pour pouvoir accompagner ces jeunes et répondre à leurs difficultés.
Le Ministère en recrutant des personnels précaires sur de telles missions confirme sa volonté de contrôle social au détriment d’une politique réellement éducative et sociale. Il renonce du même coup à installer des dispositifs pérennes pour traiter des problèmes d’absentéisme et met en péril le travail en équipe dans les établissements scolaires.
Nous dénonçons aussi à travers ce dispositif le risque d’instrumentalisation de personnels précaires dans un contexte de politique sécuritaire et répressif.
Depuis de nombreuses années nous n’avons obtenu aucune création de postes. L’arrivée d’intervenants de plus en plus nombreux recrutés sur nos missions est un motif d’inquiétude pour l’avenir des missions du service social à l’Education nationale mais aussi pour les jeunes et les familles.
Nous sommes à l’Education nationale la première organisation représentative avec 53 % des voix lors des dernières élections professionnelles, nous sommes un syndicat revendicatif qui se bat pour les usagers et les mêmes droit pour tous et revendique une politique sociale d’envergure à l’ Education nationale qui permette à tous les élèves de réussir.
Nous nous battons pour une revalorisation de notre profession qui passe obligatoirement par une revalorisation de notre grille indiciaire et de nos carrières qui passe par l’obtention du Cadre A pour tous.
La déqualification du travail social constitue un danger supplémentaire pour notre profession en accréditant l’idée qu’il peut être exercé par des personnels sans travailleurs sociaux et que la seule bonne volonté suffirait pour agir auprès des personnes en difficultés sociales.
Nous savons que vous partagez nos préoccupations et revendiquez avec nous des créations de postes dans le cadre de véritables équipes pluridisciplinaires.
Nous devons continuer à nous battre pour les usagers et refuser l’individualisation de leurs problèmes et continuer à dire que les problèmes sociaux sont le résultat d’une politique sociale profondément déficiente et inégalitaire (logement, expulsion, chômage).
ENSEMBLE NOUS DEVONS REVENDIQUER POUR LE DROIT DES USAGERS CONTRE la stigmatisation de la jeunesse pour la reconnaissance de nos métiers pour offrir de vrais perspectives politiques à la jeunesse, pour exiger que l’Etat donne tous les moyens à ses services publics pour remplir ses missions.