Les Assistants Sociaux, acteurs indispensables à l’accès aux droits, à la protection des personnes, à la prévention et à la lutte contre les exclusions et les inégalités voient leurs missions, leurs statuts non reconnus.
Le recrutement de personnels non qualifiés nie la professionnalité des Assistants sociaux. Le Ministère de l’Education Nationale participe à la déqualification des métiers du Travail Social et du champ de l’Education. Alors que les besoins sociaux et éducatifs sont de plus en plus prégnants au sein des établissements scolaires, le recrutement de personnels non qualifiés se fait à l’encontre de la nécessaire mise en place de véritables équipes pluridisciplinaires. Le ministère continue de persévérer dans une voie dont les résultats sont promis à l’échec confirmant dans la circulaire de préparation de la rentrée prochaine la mise en place de ce dispositif de médiateurs de réussite scolaire.
La nouvelle grille de salaire, qui nous est imposée, puisque la FSU, première organisation représentative de la Fonction Publique d’Etat, a été exclue des groupes de travail sur la soi disante rénovation de la catégorie B, ne répond pas aux exigences des assistants sociaux. Le Gouvernement continue de nous enfermer dans la catégorie B, et rogne sur nos traitements. Il maquille la baisse du traitement par une revalorisation des deux premiers et deux derniers échelons dans la carrière. En comparant les deux grilles, entre le 4ème et le 10ème échelon, on constate une réelle perte d’indice, ce qui fait chuter le salaire moyen et rallonge nos carrières.
Le SNUASFP-FSU exige le classement des assistants sociaux en catégorie A. Quelque soit le lieu d’exercice, le niveau de qualification requis pour exercer nos missions (protection de l’enfance, évaluation sociale, expertise sociale, élaboration de projets...) relève d’ores et déjà de la catégorie A.
Le Secrétariat d’Etat à la Fonction publique affirme que ces accords sont valides pour les trois fonctions publiques et à notre demande de classement en catégorie A renvoie toutes négociations vers notre ministère de tutelle. Le Ministère de l’Education Nationale doit prendre toutes ses responsabilités et répondre au plus vite à notre demande d’audience et entendre nos revendications.
La promotion au grade d’ASP prendra encore plus d’importance pour le maintien du pouvoir d’achat des Assistants Sociaux. La grille des AS contient de telles régressions, que seule l’accès au grade supérieur pourra maintenir un semblant de pouvoir d’achat.
Aussi notre revendication du passage automatique au grade d’ASP dès le 5ème échelon actuel devient, si elle ne l’était pas déjà, fondamentale.
Le SNUASFP-FSU dénonce le taux de promotion au grade d’ASP dérisoire, soit 133 promus sur 1477 promouvables, une nouvelle fois le Ministère écarte 91% des collègues. Nous nous étonnons de n’avoir pas été destinataires, en tant que commissaires paritaires, du nombre de promouvables, alors que d’ores et déjà des académies ont acté le passage au grade d’ASP sur un ratio hypothétique. Nous nous étonnons des retards pris par les services, les suppressions massives de postes, ou d’économie budgétaire n’y sont pas étrangères. Ces retards peuvent pénaliser le déroulement de carrière des agents en cas réajustement nécessaires mais différés à l’année prochaine, voire non actés.
Le SNUASFP-FSU dénonce les critères au mérite, nous réaffirmons la nécessaire prise en compte du seul critère d’ancienneté pour le passage au grade supérieur. Il est à noter qu’au sein de la plupart des académies, l’ancienneté est le critère prioritaire pour le passage au grade d’ASP, il ne serait pas compréhensible qu’au niveau des personnels de la 29ème base, il en soit différemment. Cela confirme nos analyses quand à l’incapacité des acteurs à rendre objectivables non seulement le compte rendu et le contenu des évaluations. Le travail social ne peut être évalué en fonction de la manière de servir de l’agent, il ne peut être déconnecté des usagers, de son environnement, de ses conditions d’exercice et des moyens alloués par les politiques institutionnelles.
En vidant le contenu des attributions des Commissions Paritaires, le Ministère affiche sa volonté de supprimer les CAP. Le SNUASFP-FSU reste attaché et défend le maintien des Commissions Paritaires, et du paritarisme pour la défense des droits, gage de l’assurance de l’équité de traitement de chaque collègue.