Le SNUASFP FSU dénonce les décisions ministérielles de ne créer que 20 ETP d’assistants sociaux scolaires au lieu des 50 postes initialement annoncés.
Le service social en faveur des élèves compte moins de 2500 postes.
Dans les établissements scolaires, les assistants sociaux scolaires travaillent auprès des équipes éducatives qui les alertent sur les problèmes d’adaptation des élèves à la scolarité. Ils effectuent l’accompagnement social de ces élèves et de leurs familles, en lien avec les partenaires extérieurs. Ils contribuent ainsi à un véritable travail de prévention de l’enfance en danger et à l’insertion sociale d’une grande partie de la jeunesse.
Les assistants sociaux sont bien les personnels qualifiés attendus par les établissements scolaires pour prévenir et répondre aux problématiques sociales et familiales rencontrées par les élèves et leur famille.
Pour les personnels le ministère ne s’est jamais doté d’un service social du travail à la hauteur des besoins des agents. Pourtant les besoins d’information individuelle ou collective sur l’action sociale, sur les droits et positions statutaires, sur les différents dispositifs de soutien et d’accompagnement, sur le recrutement de travailleurs handicapés ne cessent de croître et d’exiger des réponses adaptées, données par des personnels qualifiés et implantés au plus près des agents.
Les 190 ETP dévolus dans le cadre du programme soutien au service social du personnel sont menacés par le processus de décentralisation et les projets de mutualisation. Nous ne pouvons accepter que des postes d’assistants sociaux soient supprimés ou gelés sous prétexte d’accompagner les personnels TOS décentralisés. Ceux-ci représentent 6% des effectifs globaux, et le poids des secteurs de travail des assistants sociaux des personnels de l’éducation nationale continue à être le triple de ceux des autres fonctions publiques.
Il est plus que jamais urgent de doter ce service de moyens à la hauteur des attentes et des besoins des personnels.
Le service social étudiants est confronté à une précarisation croissante des étudiants y compris ceux issus des classes moyennes.
L’aggravation de leur situation sociale et leur désarroi face à leur avenir conduit à une très forte augmentation de la charge de travail des assistants sociaux.
Le nombre de poste particulièrement insuffisant ne permet pas de répondre aux besoins.
La gravité de la situation économique et sociale retentit de façon massive sur la scolarité des élèves des étudiants et sur les conditions de vie et de travail des personnels ; elle nécessite de plus en plus d’interventions et de mesures d’accompagnement et de suivi de la part des assistants sociaux. C’est pourquoi le SNUAS -FP revendique un plan pluriannuel sur trois avec la création immédiate de 500 postes.
Le SNUASFP FSU tient à faire part de son indignation devant la décision unilatérale du Ministère de remettre en place à l’identique la campagne de notation contestée l’an dernier par plus de 23% des assistants sociaux.
Nous continuons à dénoncer la grille réutilisée (32 items), plus que jamais complètement inadaptée et contraire à nos missions ainsi que la mise en place des quotas qui ont pour effet de mettre en concurrence les personnels.
Nos missions s’inscrivent dans une logique de service public et ne peuvent obéir à une logique de résultats et de performance.
Pour ce qui concerne le mouvement inter-académique, nous demandons conformément aux assurances données par Monsieur le ministre de l’éducation nationale que tous les collègues, en rapprochement de conjoint, obtiennent leurs voeux de mutation. Nous insistons donc pour que les académies affichent tous les postes y compris les créations de postes pour 2007.
En conclusion nous nous battons pour une politique sociale permettant de répondre aux difficultés des usagers garantissant leurs droits et le respect de leur vie privée.
Dans cet objectif nous n’accepterons jamais la remise en cause du secret professionnel et nous continuerons à refuser la mise en place de fichiers et de participer à tous dispositifs ayant pour but d’instaurer le contrôle social et de stigmatiser les populations les plus exposées.
A lire dans l’Espace adhérent : le compte rendu de cette CAPN