NI BACHELOR, NI LICENCE !
Certaines associations et organisations se contentent de porter la revendication depuis plus de trente ans de reconnaissance du DEASS au « niveau Licence ». Les dispositifs de reconnaissance ont évolué : le processus de Bologne (1) est né, et face à la hausse constante de reconnaissance des qualifications (Instituteurs devenus professeurs des écoles, mastérisation des professeurs,… ), il n’est plus d’actualité de demander la licence.
Le SNUASFP-FSU a pour mandat la reconnaissance du DEASS au niveau Master dans le nouveau système de reconnaissance des diplômes, issu du processus de Bologne (voir encadré) le système LMD (Licence, Master, Doctorat).
Pour cela, nous nous appuyons sur les conventions de calculs de transfert en crédits européens, permettant d’évaluer à sa plus juste valeur la somme totale de travail que devra mettre en oeuvre un étudiant pour atteindre les objectifs qui lui sont posés en terme de savoirs, aptitude et compétence.
Comparaison entre un étudiant dans le processus LMD et un étudiant en service social :
Un étudiant dans le processus LMD capitalise 30 crédits par semestre. Chaque crédit correspond par définition et en théorie à une somme de travail (enseignement et travail personnel) d’une moyenne de 25 heures par crédit soit au total 750h. Dans les faits, un étudiant validera son semestre et capitalisera 30 crédits pour une moyenne de 180 heures de cours pour le semestre ( 8 à 12 semaines (maximum et selon les universités) x 15 heures à 20h de cours (maximum). Cela signifie que cet étudiant ferait 570h de travail personnel !
Notre étudiant en travail social comptabilise, lui, un minimum de 20 semaines de 35h d’enseignements soit d’ores et déjà 7OO heures de cours par semestre auxquelles, il devra ajouter un certain nombre d’heures de travail personnel. Il nous reste à quantifier ce travail personnel, mais il est aisé de prouver que celui-ci dépasse largement les 50h par semestre. Nous affirmons donc que notre étudiant en travail social capitalise de fait plus de crédits que l’étudiant lambda inscrit en licence de Sciences Humaines ou sociales.
Nous dénonçons le fait qu’un étudiant qui passe presque 2 fois plus de temps en cours et donc probablement 2 fois plus de temps en réappropriation des savoirs, aptitudes et compétences et n’obtienne même pas la reconnaissance de son niveau de compétence. Nous ne pouvons donc laisser perdurer ce manque de considération pour les apprentissages qui sont les nôtres et ne se contenter de revendiquer que le niveau Licence.
Nous exigeons que la somme des apprentissages nécessaires à un étudiant en travail social soit reconnue à sa juste valeur, soit niveau Master et capitalisée en crédits européens, en respectant les règles établies pour les étudiants en cursus LMD, dans les filières sciences humaines et sociales.
1 - Le processus de Bologne et de ses objectifs :
adoption d’un système de diplômes aisément lisibles et comparables ,adoption d’un système qui se fonde essentiellement sur deux cycles principaux, avant et après la licence, mise en place d’un système de crédits, (ECTS, European Credit Transfert System, promotion de la mobilité en surmontant les obstacles à la libre circulation des étudiants, des enseignants, des chercheurs et des personnels administratif, promotion de la coopération européenne en matière d’évaluation de la qualité promotion de la nécessaire dimension européenne dans l’enseignement supérieur