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Rapport Thélot
Le mardi 12 octobre 2004 par Le Bureau National
Disparition des services sociaux à l’Education nationale
la fin d’un service public de prévention

Du rapport THELOT ressort une volonté manifeste de nier tout travail en équipe. Les enseignants devraient être compétents dans tous les domaines, enseigner, instruire, éduquer et détecter toutes les situations sociales et médicales afin de faire de l’école « ce lieu principal de vie », un lieu de prévention à partir duquel tous les problèmes de société devraient être réglés ou au moins pris en compte.

Le rapport THELOT n’est pas à une contradiction près. D’une part, il réaffirme le recentrage des missions de l’école, d’autre part, il confie aux enseignants toutes les responsabilités concernant les difficultés des jeunes et de leurs familles.

Le rapport THELOT est plein de bonnes intentions : détruire les établissements trop dégradés, supprimer la carte scolaire afin de favoriser la mixité sociale.....

Le rapport THELOT s’inscrit dans la politique gouvernementale actuelle. Il préconise de supprimer tous les personnels qui concourent à la réussite des élèves, notamment les assistants sociaux et les médecins.

La prévention n’est pas la préoccupation majeure du rapporteur et par souci d’éviter le cumul et risque de confusion, il préconise une nouvelle fois l’externalisation du traitement des problèmes sociaux.

Actuellement, où sans cesse la référence à la proximité et au travail en partenariat pour plus d’efficacité, est préconisé dans tous les textes, seuls nos services feraient exception. Les orientations de ce rapport sont une régression sans précédent et un bond en arrière d’une vingtaine d’années.

Ce rapport démontre bien la négation des choix économiques actuels entraînant une pauvreté grandissante de nombreux élèves, et le souci d’individualisation des problèmes en les regardant sous un prisme uniquement médical et individuel, ce qui est plus acceptable aujourd’hui.

Ce gouvernement ne veut pas entendre que les difficultés sociales des familles ont des répercussions sur la réussite scolaire des jeunes.

Ce gouvernement ne veut pas entendre qu’il ne suffit pas de nier, de stigmatiser une partie de la population ou les quartiers, pour réussir la mixité sociale et rendre l’école égalitaire.

Le gouvernement devra bien entendre qu’il faudra plus que ce rapport pour nous convaincre que nous serions plus efficaces en dehors de l’Ecole.

Nous appelons tous(tes) les collègues à se mobiliser pour la journée de grève et d’actions du 14 octobre 2004.

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