Il nous faut continuer...
Le 24 février dernier, le SNUAS-FP a participé à la réunion de concertation au ministère à l’initiative de la DPMA. Déjà, dans son ordre du jour, conscient de la forte mobilisation des personnels contre la mise en œuvre de la nouvelle procédure d’évaluation et de notation des fonctionnaires, le ministère faisait la proposition d’abandonner pour 2005 la phase d’évaluation.
Le SNUAS-FP, représenté par Didier GOUTNER, a rappelé le refus des assistants sociaux de répondre à des objectifs s’inscrivant dans une logique de résultat ; les missions définies par la circulaire du ministère de l’ Education nationale du 11 septembre 1991 étant suffisantes pour tenir lieu de fiche de poste.
La FSU a réitéré son opposition au décret du 29 avril 2002 qui met les agents en concurrence entre eux, et qui va à l’encontre de la valorisation des missions des services et de la reconnaissance des qualifications détenues par les personnels, et qui favorise le « carriérisme ».
Nouvelles propositions du ministère
Au cours de cette réunion, Dominique ANTOINE, directeur de la DPMA, a donc affirmé :
qu’il n’y aurait aucune évaluation pour aucun personnel relevant de l’Education nationale, en 2005.
que cette année sera en revanche consacrée à la fixation des objectifs.
que la fixation de ces objectifs ne devait pas être contractuelle, mais relevait de la seule responsabilité du supérieur hiérarchique.
que les premiers entretiens d’évaluation auront lieu en 2006.
Par ailleurs, le ministère maintient la notation en 2005, le quota de 20% des agents notés pouvant bénéficier de réductions maximum pour le passage à l’échelon supérieur.
Une note a été adressée à tous les recteurs et présidents d’université pour les informer des nouvelles modifications.
Concernant le service social
Publiquement, Dominique ANTOINE a reconnu la spécificité du travail social et a convenu que l’évaluation de notre travail devait reposer sur la circulaire de nos missions.
La tenue même de ce groupe de travail et les « mesurettes » proposées par le directeur de la DPMA, qui consistent essentiellement à reporter d’un an la mise en œuvre de certaines dispositions réglementaires, ne sont que le résultat d’un double constat qu’il a du faire :
d’une part la forte opposition des personnels à ce qu’ils perçoivent comme une remise en cause du service public et des garanties collectives des fonctionnaires ;
d’autre part l’impossibilité matérielle dans laquelle se trouve l’appareil administratif de faire face à la réforme dans les délais initialement prévus.
En l’occurrence, le ministère de l’Education nationale se contente de reculer pour mieux sauter l’obstacle, mais il ne renonce aucunement à son projet initial qu’il entend appliquer dans son intégralité.
La balle reste dans notre camp, continuons la mobilisation pour refuser l’arbitraire et la division, exigeons l’ abrogation du décret du 29 avril 2002.