COMMUNIQUE
L’Education Nationale a annoncé 19 % de grévistes alors que certaines académies ont annoncé elles près de 5O% et 80 %. Pour nos services, il est très difficile de recenser les grévistes en fonction du nombre important d’établissements dans lesquels nos collègues exercent.
Ce mouvement a été largement suivi et relayé par la presse écrite et la presse audiovisuelle.
Plusieurs reportages ont été faits dans les rectorats malgré la difficulté à organiser ceux-çi.
En région parisienne, nous étions environ une centaine au rassemblement à la place Edouard Herriot.
Gérard ASCHIERI, Secrétaire Général de la F.S.U et Elizabeth LABBAYE membre de la Direction du SNES sont venus nous apporter leur soutien. Gérard ASCHIERI nous a confirmé que la FSU était partie prenante de notre revendication de créations de poste et a rappelé le mandat fédéral de la FSU sur les équipes pluridisciplinaires complètes dans tous les établissements.
Elizabeth LABBAYE a rappelé que notre rôle était indispensable au sein des établissements scolaires et que nos missions ne pouvaient en aucun cas être exercées par les enseignants. En effet, pour contribuer à la réussite de tous les élèves, l’apport de tous les métiers et plus que jamais indispensable à l’Education Nationale.
Pour le SNUAS/FP-FSU, il est indispensable de préparer d’autres mobilisations et ce dès la rentrée de septembre. Nous appelons nos collègues à se rapprocher du SNUAS/FP-FSU pour mettre en œuvre des nouvelles formes d’action dès la rentrée.
Voir le bilan de la mobilisation par académies
COMPTE RENDU DE LA DELEGATION DU 19 JUIN 2007
Nous avons été reçus par Monsieur JOUVE Conseiller de Monsieur DARCOS, Monsieur SABINE et Madame HICKEL de la DGRH.
Nous avons confirmé les motifs de la grève.
Il a été rappelé que depuis plusieurs années, nous n’avions pas de création de poste pour faire face aux nombreuses demandes sociales et ce dans les trois services relevant du Ministère de l’Education Nationale.
Dès le début, Monsieur JOUVE, nous a rappelé « le rôle » de cette audience. Il ne pouvait faire aucune annonce et transmettrait nos revendications à Monsieur DARCOS.
Il nous a cependant indiqué dès le départ :
qu’il n’y aurait pas de collectif budgétaire,
que le Service Social en Faveur des Etudiants relevait maintenant du Ministère de Madame PECRESSE.
Sur la question des Postes :
Il nous a précisé que pour le Service Social en Faveur des Personnels, la décentralisation des postes n’avait entraîné seulement la suppression de 5,5 postes et ce pour toute la France.
Pour les postes du Service Social en Faveur des élèves, il ne s’est engagé sur aucune création de poste.
Nous avons fortement insisté sur la loi concernant l’Intégration des Elèves Handicapés et le travail supplémentaire que cela représenterait au niveau des établissements pour l’accompagnement social. Monsieur JOUVE n’a pas semblé persuadé que ce travail reviendrait aux Assistantes Sociales, mais plus aux enseignants référents qui feraient les liaisons entre les services. Nous avons, à cette occasion, rappelé que cela nécessitait une bonne connaissance législative et de l’environnement social des établissements, que ces compétences relevaient de notre qualification.
Nous avons également insisté sur la complexité des situations et donc de leurs liaisons multiples nécessaires à mettre en œuvre pour tenter de les résoudre.
Nous avons parlé du manque de structures autour de l’école.
Nous avons rappelé, les longues distances que parcouraient nos collègues en province afin de faire des liaisons, le manque de frais de transport.
Sur toutes ces questions Monsieur JOUVE nous a dit être au courant ! ! !
CONCLUSIONS :
Nous devons prendre contact avec Madame Valérie PECRESSE Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Contacter Madame BASMA Conseillère Technique Chargée des questions de santé scolaire pour redéfinir le contenu de nos missions.
Dans ce contexte, il est important d’être très attentives au contenu de nos missions, en effet plusieurs textes de loi : Prévention de la délinquance – Protection de l’Enfance introduisent l’école comme partenaire mais à aucun moment nos services ne sont nommés en tant que tels.
La circulaire de rentrée qui, une nouvelle fois, confirme que l’école est un des maillons dans la lutte contre la violence et la délinquance, et dans ce texte, là encore, nous ne sommes mentionnées que d’une façon très épistolaire.
Nous devons remarquer que le ministère a confirmé le maintien de nos services à l’Education nationale.
Nous avons rappelé que nous nous mobiliserons à la rentrée.