GREVE NATIONALE DANS TOUTE L’EDUCATION
à l’appel des 5 fédérations de l’Education
et avec l’ensemble des Fédérations de la Fonction Publique CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA et CFTC qui appellent les fonctionnaires à se mobiliser le 20 janvier sur les salaires, l’emploi, les garanties statutaires.
Tous les syndicats de l’Education nationale appellent à la grève le 20 janvier pour dénoncer non seulement la politique salariale du gouvernement, mais également les restrictions budgétaires dans le domaine éducatif et le projet de loi Fillon sur l’Ecole. Exigeons le retrait du projet de loi d’orientation !
SALAIRES FONCTION PUBLIQUE
Les organisations syndicales de la fonction publique CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, CFTC constatent que les décisions unilatérales sur les salaires annoncées par le ministre ne répondent en rien aux exigences qu’elles avaient formulées. Loin de constituer un quelconque rattrapage ces mesures programment pour 2005 une nouvelle perte de pouvoir d’achat du point d’indice ; elles vont contribuer à un nouvel écrasement de la grille des salaires et créer de nouvelles injustices. Le refus de négocier s’inscrit dans une politique gouvernementale dont le service public et les agents font les frais avec notamment :
Un affaiblissement et une remise en cause du service public.
Une politique de l’emploi faite de suppressions massives, de manques d’effectifs et de précarité accrue.
De fortes inquiétudes sur le devenir des garanties statutaires.
Des mesures autoritaires en guise de « dialogue social ».
Les organisations syndicales considèrent qu’une telle situation implique une mobilisation des personnels dans l’unité la plus large pour exiger une politique des services publics répondant aux besoins. Dans ce cadre elles revendiquent :
Une mesure immédiate de rattrapage du pouvoir d’achat des salaires et des pensions au regard de la hausse du coût de la vie depuis le 1er janvier 2000, alors que sur cette période le pouvoir d’achat de la valeur du point a perdu près de 5 %.
Des mesures permettant d’assurer une progression du pouvoir d’achat sur la période à venir.
Les indispensables mesures bas salaires, par un relèvement significatif du minimum Fonction publique, véritable « sous smic ».
L’élargissement de l’amplitude de la grille et des carrières. Il s’agit de reconnaître les qualifications, de mettre fin aux blocages des carrières et d’améliorer les promotions.
Le traitement du contentieux accumulé.
Les personnels des services publics et de la fonction publique seront dans l’action dans la semaine du 17 au 21 janvier 2005.
POUR LES ASSISTANTS SOCIAUX
Depuis de nombreuses années, nous demandons que notre grille des salaires soit réévaluée et sortie du cadre (CII Classement Indiciaire Intermédiaire) mis en place par les accords DURAFOUR.
Depuis 1996, seuls les accords DURAFOUR ont apporté une augmentation en point d’indice, mais uniquement pour les premiers échelons de la grille indiciaire (du 1er au 6ème).
POUR LES AUTRES, AUCUNE REVALORISATION
Le Durafour a introduit le grade d’assistant social principal, ce qui induit un déroulement de carrière « pyramidale » et qui réduit encore une fois, les possibilités de promotion.
Pour accéder à ce grade, il faut qu’il y ait des possibilités de promotion et depuis ces dernières années, celles-ci sont quasiment inexistantes. L’année dernière, il y a eu 24 promotions. Ce qui est loin d’être à la hauteur des besoins et de correspondre au 25% fixé par la loi ! ! !
Avec l’introduction de la notation au mérite et les IFRSTS attribuées selon « la manière de servir », c’est le énième camouflet donné à la profession.
Cette année, pas de revalorisation de l’indemnité de base.
Nous avons bien compris, depuis la première tentative de décentralisation, que nous n’étions pas une priorité pour notre Ministère.
L’administration nous rappelle sans cesse que ce sont les Académies qui font le choix de répartition des enveloppes versées globalement pour les IATOSS.
Chaque académie bénéficie d’une dotation « non critérisée », ce qui leur permet une marge de manœuvre pour désigner les mauvais et les bons, et récompenser les meilleurs !!!
DIVISER POUR MIEUX REGNER
L’Administration, avec la mise en place de la LOLF,s’est dotée d’un outil qui permettra tous les abus sans transparence.
Aucune possibilité de contrôle de la part des organisations syndicales.
FONCTIONNAIRES : L’égalité de traitement n’est plus à l’ordre du jour !
ASSISTANTS DE SERVICE SOCIAL : Attention, si vous ne voulez pas « obtempérer », ils ont les moyens de vous diviser !
RESISTER - ENSEMBLE LUTTONS CONTRE LEUR POLITIQUE LIBERALE
OUI L’EDUCATION A UN COUT ! L’ETAT DOIT INVESTIR DANS L’EDUCATION !
LA REUSSITE DE TOUS VIENDRA DE L’ECOLE
REFUSONS QUE L’ECOLE DEVIENNE UN SERVICE MARCHAND
DEFENDONS UN VERITABLE SERVICE PUBLIC D’EDUCATION
LES ASSISTANTES SOCIALES SCOLAIRES EXIGENT LE RETRAIT DE LA NOUVELLE LOI SUR L’EDUCATION DE FILLON.
PARCE QUE CETTE LOI RENONCE A UNE ECOLE POUR TOUS LES JEUNES
Cette loi renonce à l’objectif essentiel de tout service public en tant qu’instrument d’égalité sociale.
Elle s’inscrit dans la droite ligne de ce gouvernement : diminution des moyens, coupes sombres dans les budgets, suppression de postes alors qu’il faudrait en créer des milliers, et au final une remise en cause fondamentale des missions de l’Education Nationale.
Nous Assistantes sociales scolaires travaillons au quotidien dans les établissements solaires auprès des jeunes et de leurs familles les plus démunies qui nécessitent le plus d’accompagnement et le plus de moyens éducatifs.
Ce sont des moyens supplémentaires dont ils ont besoin et que nous revendiquons depuis des années pour faire avancer un nombre toujours plus grand d’élèves vers la réussite scolaire alors qu’ils subissent dans leurs familles les effets désastreux d’absence de politiques sociales (précarité, chômage, expulsions locatives etc...).
Ce sont aussi des moyens supplémentaires que le SNUASFP revendique depuis des années pour le Service social scolaire afin que ce dernier puisse remplir l’ensemble de ses missions.
Ce gouvernement ne répond qu’en termes méprisants. Soit il essaie de nous évincer en nous décentralisant, (cf la victoire des AS scolaires du printemps 2003), soit il nous ignore (rapport Thélot). Avec cette loi il veut utiliser les assistantes sociales scolaires à des fins de contrôle - voir la circulaire sur l’absentéisme- et de tri social. Il n’est plus du tout à l’ordre du jour de rechercher les causes de l’échec scolaire et de tout mettre en œuvre pour le combattre.
Nous voyons bien quelles sont les préoccupations de ce gouvernement.
A travers les nombreux dispositifs de maillage et de contrôle social des populations créés dans les 24 quartiers et les conventions Justice-Police-EN, son principal objectif est d’encadrer, de réprimer, voire criminaliser toute une partie de la population.
Et c’est dans la même orientation que Fillon veut transformer les assistantes sociales en agents dociles prêts à signaler les élèves absents, les perturbateurs, bref, tous ceux que le système a du mal à faire rentrer dans la bonne case.
PARCE QUE L’ECOLE DE FILLON NE SERA PAS LA MEME POUR TOUS ET QU’IL N’Y EN AURA PAS POUR TOUT LE MONDE :
L’échec scolaire est individualisé et l’Etat se dédouane de toute responsabilité :
Par l’intermédiaire des CIRE - Contrats Individuels de Réussite Educative, ce seront les élèves les plus en difficultés, ceux auprès de qui nous intervenons qui seront soumis à une pression encore plus forte et ensuite évincés les premiers de l’école.
L’Inflation des bourses au mérite au détriment des bourses d’Etat pourtant déjà si faibles est une traduction supplémentaire de la conception élitiste de l’école que FILLON défend dans sa loi.
Conditionner le droit à une bourse d’étude à une notion aussi arbitraire que le mérite est une atteinte fondamentale à la notion de mêmes droits pour tous.
TOUS ENSEMBLE EN GREVE
jeudi 20 janvier 2005
MANIFESTONS ET EXIGEONS
LE RETRAIT DE LA LOI FILLON
RENDEZ-VOUS Paris
13h45
Place de la République, à proximité de l’hôtel Holiday Inn (trottoir côté Habitat)