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Ministère de la Défense
Le mardi 24 mars 2015 par Le Bureau National
Le « SIAS » enfin stoppé dans son élan...

Le « SIAS » enfin stoppé dans son élan, mais la maltraitance des assistant(e)s social(e)s continue au ministère de la défense

Après avoir longuement essayé de mettre en place le « SIAS », Système d’Informatisation de l’Action Sociale, en étant peu soucieux de certaines dispositions du code pénal et de la déontologie des assistant(e)s social(e)s, le MINDEF réitère ses agissements lors du concours de Conseillèr(e)s Techniques.

Ainsi, au début du mois d’octobre 2014, s’est déroulé au ministère de la Défense, le concours interne de conseillèr(e)s techniques de service social ; cinq postes étaient proposés aux 20 candidat(e)s qui se sont présenté(e)s.

Dès le départ, le challenge était clairement énoncé : « chaque candidat(e) était invité(e) à présenter en 10 minutes maximum les différentes étapes de son parcours professionnel et à développer ses motivations et aptitudes à occuper un poste de conseiller technique de service social. »

Soucieux(ses) de respecter ces directives, les postulant(e)s se sont donc efforcé(e)s d’adopter la posture professionnelle qui convenait et de présenter leur parcours et leurs motivations de telle sorte qu’ils répondent aux missions énoncées dans le décret n° 2012-1099 du 28 septembre 2012 qui institue le corps des CT et définit de façon explicite les missions d’un(e) conseillèr(e) technique de service social (ex- assistant(e) social(e) chef).

Quelle ne fut pas notre surprise de constater que les collègues qui ambitionnaient de devenir CT n’aient jamais été interrogé(e)s sur leurs propres réalisations en cours de carrière, ni sur leurs cursus universitaires ( beaucoup de collègues ont suivi, en plus de leur DEASS, des formations supérieures en sciences humaines, telles que psychologie, toxicologie, criminologie, direction d’institutions sociales…en plus de formations continues en analyse de la pratique) ; elles , ils n’ont pas, non plus eu à définir les missions d’un(e) CT .

En revanche, elles, ils ont été testé(e)s sur « leur capacité à se situer dans leur environnement professionnel et institutionnel…. »., sur « leurs aptitudes managériales évaluées au regard de la fiche du répertoire interministériel intitulée – conseiller-expert dans le domaine de la santé et de la cohésion sociale »……, autant dire qu’elles, qu’ils n’ont rien compris aux questions qui leur étaient posées, et qu’elles, ils ont eu une impression très désagréable « que les jeux étaient faits », comme en atteste le fameux Rapport si orienté établi par le Sous-Directeur de l’Action Sociale du ministère de la défense ; n’accuse-t-on pas son chien de la rage quand on veut s’en séparer.

Pour rappel, le décret n° 2012-1099 du 28 septembre 2012 dans son article 3 stipule que « les membres du corps interministériel des conseillers techniques de service social des administrations de l’Etat assurent la conception et ont la responsabilité de la conduite des actions visant à aider les agents, les personnes, les familles qui connaissent des difficultés sociales ou socioprofessionnelles, en recherchant les causes qui compromettent leur équilibre psychologique, économique ou social et en menant toutes actions susceptibles de prévenir et de remédier à ces difficultés dans le cadre d’actions individuelles et collectives.
Ils ont vocation à assurer des fonctions d’encadrement ou de coordination de l’activité des assistants de service social des administrations de l’Etat ainsi que des fonctions d’expertise dans le cadre de la mise en œuvre des politiques d’action sociale ».

On est loin des aptitudes managériales du « conseiller-expert dans le domaine de la santé et de la cohésion sociale ».

Autant dire que les 17 collègues recalé(e)s qui croyaient se présenter au concours de CT se sont trompé(e)s de concours.

Il est d’ailleurs précisé, plus loin« que les candidats qui ont le mieux réussi l’épreuve orale avaient une connaissance précise des attentes du jury et de leurs missions actuelles, mais également et surtout, une vision plus large de l’organisation de l’action sociale dans ses différentes composantes et, le cas échéant, du rôle d’un manager » !!!!!

Mais le pire, c’est que la facétie ne s’arrête pas là. Les recruteurs ont décidé de diffuser leurs intéressantes conclusions , à l’ensemble des personnels du ministère de la Défense avec un verbiage peu scrupuleux à l’égard de nos collègues ajourné(e)s : ainsi, ces dernièr(e)s sont « incapables de prise de hauteur et de présenter un exposé convaincant de leurs motivations à prétendre à de nouvelles responsabilités », « leurs réponses en rapport avec les questions de culture générale montre un manque de curiosité intellectuelle, y compris sur des sujets d’actualités », « certains ont même adopté une posture inadaptée au contexte du concours », « leur stress n’explique pas leur manque flagrant de motivation », ; il leur est même conseillé « de faire un effort particulier pour susciter l’intérêt du jury sur leur parcours et leurs compétences ». Il est aussi prévu pour les futur(e)s candidat(e)s « qu’une attention particulière quant à l’attitude à avoir lors d’entretiens (positionnement, regard,…. .) sera portée lors des formations » qui leur seront dispensées !!!

Dans ces conditions, faut-il rappeler à ce ministère, que les assistant(e)s social(e)s n’ont pas vocation à devenir des « managers »selon le terme consacré, mais qu’elles sont titulaires d’un diplôme professionnel et de connaissances en sciences humaines qui leur permettent d’exercer, au quotidien, le conseil, l’accompagnement et le soutien ?

Faut-il lui rappeler que ce sont elles qui « gèrent » sur le terrain, et ce, depuis très longtemps, des pans entiers de régiments et de personnels restructurés ?

Faut-il lui rappeler aussi, que c’est bien de conseillèr(e)s techniques compétent(e)s en service social dont les assistant(e)s social(e)s ont besoin sur le terrain pour accompagner les personnels en situation de crise accentuée par le contexte des restructurations (suicide, divorce, dépression, harcèlement, alcoolisme, drogue, fugue, déracinement, célibat géographique, surendettement….les occupations ne manquent pas).

En conclusion, et c’est important, notons la perversité avec laquelle il est souligné de manière aussi insidieuse qu’inadmissible dans ce Rapport « la parfaite organisation mise en œuvre par le bureau concours du CMG de Lyon et l’entière disponibilité des agents » alors que, dans le même Rapport, les assistant(e)s social(e)s ne cessent d’être dénigré(e)s et ridiculisé(e)s .

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