Depuis la création de notre syndicat, nous avons toujours été soucieux de faire vivre une réflexion sur le métier et faire avancer les revendications comme la reconnaissance de notre profession en catégorie A et faire casser le cadre du CII imposé par les accords Durafour.
Les assistants sociaux des trois fonctions publiques ont les mêmes grilles et les réflexions que nous avons sur la profession sont partagées par l’ensemble des collègues. C’est pourquoi à Douai, nous avons ouvert notre champ de syndicalisation aux 3 fonctions publiques dès 1997, prenant la mesure des luttes que nous aurions à mener.
Notre objectif est toujours de créer un grand pôle qui dans un contexte de régression sociale sans précédent, milite pour la reconnaissance des professions sociales, mais aussi faire reconnaître le droit des usagers que nous rencontrons au quotidien.
Les différents projets de décentralisation Mauroy et Raffarin ont confirmé la nécessité d’une riposte commune pour la défense des services sociaux spécialisés, tels que ceux de l’Education Nationale.
Le mouvement du printemps dernier a montré le rôle important qu’a joué la FSU.
Cependant, les personnels qui par milliers se sont retrouvés contre la décentralisation, le démantèlement des services et la défense des retraites n’ont pas compris pourquoi le FSU ne participait pas aux négociations sur les retraites.
Une organisation responsable doit se donner les moyens de défendre les collègues au plus haut niveau et jusqu’au bout. Elle ne peut accepter de jouer dans la marge que lui laisserait, selon les circonstances, telle ou telle organisation.
Dès notre première participation aux élections professionnelles, le SNUASFP gagne une représentativité incontestable.
Pour autant, après de nombreuses interventions fédérales, nous n’avons jamais pu siéger au Conseil Supérieur du Travail Social (équivalent au Conseil Supérieur de l’Education) avec le consentement des autres organisations syndicales : CFDT, UNSA, CGT.
La FSU doit réaffirmer ses valeurs et construire un outil de luttes où de nombreux non-syndiqués y trouveraient toute leur place.
Après le mouvement du printemps dernier, la FSU doit prendre toutes ses responsabilités.
Nous avons su le faire.
Notre élargissement à d’autres, permettra de faire front face à tous les mauvais coups qui nous attendent, notamment la sécurité sociale.
Nous ne pouvons plus perdre les acquis durement conquis.