CONTRE LE PROJET DE PREVENTION DE LA DELINQUANCE DU MINISTRE DE L’INTERIEUR
Ce projet de loi prévoit de désigner le maire, comme coordinateur de la politique locale de prévention de la délinquance. Il instaure une obligation pour les professionnels exerçant auprès des publics en difficultés, de transmettre au maire toute information concernant ces situations. Cette injonction s’appliquera à toutes les catégories d’intervenants : travailleurs sociaux, enseignants, éducateurs,...
Cette pratique, si elle est adoptée, portera atteinte aux droits individuels et collectifs : la confidentialité, nécessaire à l’instauration d’une relation de confiance entre les personnes et les professionnels, ne sera plus assurée, compromettant le travail social et éducatif. Elle désigne chaque personne en difficulté, usager du service public, comme un suspect potentiel et fait entre autre de la pauvreté un délit !
Ce projet est une attaque directe contre l’éthique des professionnels et dénature l’ensemble des missions que chaque intervenant assure dans l’exercice de son métier. Pour servir une politique sécuritaire, avec ce projet, le gouvernement instaure la délation et fait l’amalgame entre la prévention et le contrôle social. La FSU réaffirme la primauté de l’éducatif sur le répressif, et refuse la transformation de tous les professionnels en auxiliaires de police. La FSU exige le retrait de ce projet de loi liberticide
La FSU apporte tout son soutien à ses syndicats nationaux et à l’intersyndicale qui appelle à manifester le 17 mars 2004 pour le retrait de l’avant projet de loi de « prévention de la délinquance ».