Depuis de nombreuses années nous constatons l’acharnement à ne pas créer des postes d’assistantes sociales et nous le dénonçons régulièrement auprès de notre Ministère.
La FSU ainsi que le SNUAS/FP réclament des équipes pluridisciplinaires complètes dans tous les établissements, avec le respect des spécificités de chacun des métiers. Cette orientation est la seule possible pour apporter aux jeunes et à leurs familles le soutien nécessaire pour qu’ils réussissent leur scolarité et leur insertion sociale.
Nous nous sommes battues contre la décentralisation de nos services et contre le projet THELOT qui voulaient une nouvelle fois nous renvoyer aux Conseils
Généraux.
Cette lutte a été menée d’abord et avant tout dans le souci de maintenir nos missions auprès des élèves et ne pas les voir se diluer au sein des Conseils Généraux et même disparaître à long terme, comme cela c’est déjà passé pour nos interventions dans le primaire.
C’est pourquoi nous refusons tout redéploiement des postes qui correspond simplement à l’annonce d’une couverture administrative sans aucun souci de l’efficacité du travail social qui ne peut se faire qu’au sein des équipes éducatives et dans la durée.
Nous appelons nos collègues à ne pas remplir les fiches de mutations proposées.
Les FSU départementales soutiennent nos collègues dans cette action.
Nous revendiquons de rester à l’Education Nationale mais avec des conditions de travail permettant d’assurer l’ensemble de nos missions. Nous n’accepterons jamais des mesures qui ne peuvent que satisfaire l’administration pour des raisons budgétaires au détriment de la qualité de nos interventions.
Nos collègues interviennent déjà dans un contexte très difficile, sans frais de déplacement et sans aucune perspective de carrière. Leur volonté de maintenir ce service à l’éducation nationale est bien la traduction de leur ambition pour le service d’éducation.
Le Bureau National du SNUAS/FP refuse tous redéploiements dans l’Académie de Poitiers comme ailleurs, et exige le retrait immédiat de votre projet de répartition de secteurs.
Sans création de poste, il n’est pas envisageable d’accepter une autre organisation du travail. Nous refusons de co-gérer la pénurie.