Devant la détermination du gouvernement à persister dans sa volonté de casser le service public d’éducation en transférant 110 000 fonctionnaires, la mobilisation prend de l’ampleur.
Le SNUAS-FP/FSU appelle à amplifier la grève reconductible commencée dans certaines Académies
dés le 29 avril 2003 et à participer à toutes les actions qui auront lieu dans les départements.
Depuis de nombreuses années, les enseignants, les sociologues, les parents, reconnaissent la nécessité de prendre en compte tous les paramètres, et notamment l’environnement psychosocial des élèves afin de leur permettre d’accéder à une meilleure scolarité.
Depuis de nombreuses années, nous alertons sur le fait que l’école ne joue plus son rôle de réduction des inégalités, et si la fracture sociale existe bien, il existe aussi une fracture scolaire.
Depuis de nombreuses années, nous revendiquons de travailler en équipes pluridisciplinaires complètes. La F.S.U. et ses syndicats portent la même revendication.
Alors qu’il serait plus que jamais nécessaire que ces équipes existent réellement et de manière égalitaire, sur l’ensemble du territoire, le gouvernement, en retirant la plupart des personnels qualifiés, laisse le terrain vide. Le travail fait par les assistant(e)s sociaux(ales) scolaires, au plus près des élèves, ne sera plus assuré.
Où les jeunes en souffrance pourront-ils trouver des assistantes sociales disponibles et spécialisées ?
Comment prévenir et traiter l’absentéisme, l’échec scolaire, les sorties prématurées du système scolaire ?
Qui signalera les situations de jeunes en danger aux autorités compétentes ?
En transférant les assistant(e)s sociaux(ales) du service social en faveur des élèves, le gouvernement fait clairement le choix de la répression au détriment de la prévention.
LES ASSISTANTS SOCIAUX SONT DÉTERMINÉS À S’OPPOSER À CES TRANSFERTS ET NE LAISSERONT PAS LE GOUVERNEMENT ABANDONNER SA JEUNESSE !