SNUAS-FP - Page d'accueil
CAPN CT
CAPN AS
Communiqué de presse
Carrières
Actualité
Grandes thématiques
Les pétitions
Les référents
Se syndiquer
Salaires
Ministère de la Défense
Elections Prof
Vie des Académies
Contactez-nous
Les dossiers de la FSU
La sélection de liens
Page d'accueil
6. Publications








version imprimable

SNUAS-FP FSU
104 Rue Romain Rolland
93260 Les Lilas
Tél. 01 41 63 27 55
Fax 01 41 63 15 48
Le SNUAS FP, un des syndicats de la Fédération Syndicale Unitaire
Facebook Le SNUAS sur Facebook
Actualité
Le vendredi 29 mai 2009 par Administrateur
Appel du 6e congrès du SNUASFP-FSU à la mobilisation de l’ensemble de la profession pour la revalorisation des salaires et pour la défense de notre métier

Le 6e congres du SNUASFP-FSU réuni du 11 au 15 mai à Rennes, appelle l’ensemble de la profession à se mobiliser pour la revalorisation des salaires et pour la défense du métier d’assistante sociale.

* * * * * * * * * * * * * * * * *

TEXTE D’APPEL du 6ème Congrès du SNUASFP FSU :

L’IDENTITE PROFESSIONNELLE AU COEUR DES DEBATS

Ce congrès intervient à un moment où sont menées de graves attaques contre les services publics en utilisant l’instrument de la Révision Générale des Politiques Publiques. Le gouvernement utilise des modes de gestion du privé (mise en concurrence, salaires au mérite …). Dans le même temps, il privatise, il externalise, redéploie, expérimente allant jusqu’à la privatisation de certains services, et l’abandon de missions relevant de l’action de l’Etat.

Alors que la population reste attachée au Service Public, le gouvernement au travers de la RGPP, s’est doté d’un outil pour liquider les services publics alors que la population y reste très majoritairement attachée.

Cette casse organisée des Services Publics – Education, Santé, Emploi, Logement, Université -, s’oppose au principe de solidarité, et accentue des ravages sur les conditions d’existence des jeunes et des familles.

Plutôt que de se doter de moyens lui permettant d’assurer la solidarité et l’égalité de l’accès aux droits de tous et sur l’ensemble du territoire, l’Etat met en place une politique sécuritaire afin d’exercer un contrôle social de plus en plus prégnant sur les populations.

Le SNUASFP-FSU est plus que jamais déterminé à combattre la politique libérale en place et ses effets néfastes. Les Assistants Sociaux, acteurs de la politique sociale, sont confrontés chaque jour aux conséquences que cette crise produit.

La notion des droits pour les usagers est remise en cause par le gouvernement. L’action sociale n’est plus organisée sur les principes fondateurs de la constitution Liberté, Egalité, Fraternité, mais comme un « investissement », « un bien marchand » qui doit produire une « plus-value » : contenir les populations les plus en difficultés.

L’ensemble des dispositifs sociaux s’appuie sur l’idée de contrat que passerait une personne pour obtenir une aide, donnant l’illusion d’une égalité contractuelle, alors que cette démarche n’a que pour seule finalité de contraindre les personnes aux institutions. La contractualisation, le « donnant-donnant », imposée par les politiques sociales participent à la violence sociale, et à l’acceptation des normes dominantes. Déjà la crise économique inflige des inégalités sociales difficilement supportables, mais de plus, la politique sociale menée par le gouvernement impose aux plus pauvres le principe de soumission, qui constitue une violence supplémentaire.

Dans ce contexte de recul des droits, et de crise économique, les Assistants Sociaux, dont la mission essentielle est l’accompagnement à l’accès aux droits fondamentaux, et à la protection des personnes, à la prévention et à la lutte contre les exclusions et les inégalités font aussi l’objet d’attaques systématiques. Leurs missions sont décriées, leurs principes déontologiques remis en cause.

A l’Education Nationale, en niant la professionnalité des Assistants Sociaux par le recrutement de personnels non qualifiés, le Ministère de l’Education Nationale participe à la déqualification des métiers du Travail Social et du champ de l’Education. Alors que les besoins sociaux et éducatifs sont de plus en plus prégnants au sein des établissements scolaires, le recrutement de personnels non qualifiés se fait à l’encontre de la nécessaire mise en place de véritables équipes pluri-professionnelles.

Dans ce congrès, le SNUASFP-FSU s’est attaché à défendre notre identité professionnelle, et le fondement de nos interventions auprès des populations.

Nous refusons le démantèlement de nos missions qui reviendrait non seulement à accepter la fin de notre profession, mais aussi à leurrer les usagers des services publics. Nous revendiquons le droit d’accompagner les personnes qui font appel aux services sociaux sans leur imposer des injonctions institutionnelles et normatives, qui ne sont en rien comparable avec l’exercice de notre profession.

Pour le SNUASFP-FSU, l’accompagnement social ne doit pas être réduit à une action caritative, il doit assurer aux citoyens la nécessaire qualification que requiert les réponses aux problématiques posées. Le travail social répond à des qualifications et des certifications nécessaires à la professionnalité des assistants sociaux, à l’Education Nationale, comme dans toute autre institution.

Le SNUASFP-FSU exige l’inscription des professions du champs social, tel que Diplôme d’Etat d’Assistant de Service Social, Diplôme d’Etat d’Educateur Spécialisé, dans le dispositif LMD, et que ces professions soient enfin reconnues à leur niveau de qualification réel et condition indispensable pour l’accès à un véritable cadre A..

Dans ce cadre, il est urgent de faire état de nos certifications, acquises au travers d’enseignements et de pratiques professionnelles tout aussi qualifiants que certains enseignements universitaires et de faire reconnaître à sa juste valeur notre parcours d’étude. La validation de notre diplôme d’Etat dans le dispositif LMD est indispensable.

Quelque soit le lieu d’exercice, les qualifications requises pour l’exercice de nos missions (protection de l’enfance, évaluation sociale, expertise sociale, élaboration de projets,...) relève d’ores et déjà de la catégorie A

Le Gouvernement continue de nous enfermer dans la catégorie B, ce qui lui permet de ne pas revaloriser tout un secteur. Pire, il maquille la baisse du traitement par une revalorisation des deux premiers et deux derniers échelons dans la carrière. En comparant les deux grilles, entre le 4ème et le 10ème échelon, on constate une réelle perte d’indice, et qui fait chuter le salaire moyen sur l’ensemble de nos carrières.

Le SNUASFP-FSU appelle les organisations syndicales et les professionnels du Social des trois fonctions publiques, confrontés à la négation de leurs qualifications, et à la dévalorisation de leurs salaires, à construire un mouvement revendicatif puissant afin de combattre et d’en finir avec cette politique de régression et de casse des métiers du Social.

* * * * * * * * *

APPEL A LA MOBILISATION POUR LES SALAIRES

"...le salaire octroyé est un indice sans équivoque de la valeur accordée au travail et aux travailleurs correspondants. Le mépris pour une fonction se marque d’abord par la rémunération plus ou moins dérisoire qui lui est accordée ." Pierre BOURDIEU (contre feux tome I et II).

L’accord de la honte : Les AS et Éducateurs, les sacrifiés de la refonte des grilles salariales.

La signature des organisations syndicales minoritaires (UNSA, CFDT, CGC, CFTC) du volet sur les carrières en février 2008 a entraîné la mise en place d’un groupe de travail sur la grille de la catégorie B. Loin de répondre à la revendication historique des travailleurs sociaux de classement en catégorie A, le gouvernement impose une régression inadmissible de nos carrières.

Non seulement, ce relevé de conclusion entérinait une perte du pouvoir d’achat accumulée depuis de trop nombreuses années, mais signer ces accords, c’était accepter également l’individualisation des carrières et la modulation des indemnités sur la base du mérite, à hauteur de 30 % en moyenne de la rémunération (Prime de Fonction et de Résultat).

Comme la CGT, FO, et Solidaires, la FSU a été écartée des négociations, qui ont suivi et qui se sont déroulées avec des organisations syndicales, ne représentant que 37 % des fonctionnaires.

HIER Le CII : la stagnation de nos carrières

Les accords DURAFOUR, en 1991, contre lesquels notre syndicat s’était déjà fermement opposé, avaient instauré à l’intérieur de la catégorie B une grille indiciaire de type B+ pour les assistants sociaux, les éducateurs, et les personnels recrutés à niveau bac + 2, et la création d’un cadre A- (faux cadre A). Ils n’avaient pas permis la reconnaissance de notre qualification et de nos niveaux de responsabilité. Ces accords avaient été signés contre la majorité de la profession par les mêmes organisations.

AUJOURD’HUI : une baisse de salaire inacceptable !

Les nouveaux accords, présentés par le Gouvernement, le 7 avril 2009, et considérés par certains syndicats, dont l’UNSA, comme une avancée de notre pouvoir d’achat, dégradent fortement nos carrières. La fusion des deux grilles actuelles (B type administratif et CII), entraîne de fait la suppression du CII.

La catégorie B est réorganisée en trois grades. Les assistants sociaux et éducateurs sont positionnés dans le 2ème grade (niveau de recrutement bac + 2) dès le début de carrière avec une durée de carrière portée à 32 ans, contre 26 ans actuellement.

Si il y a une légère augmentation du pouvoir d’achat pour certains corps de catégories B (1 à 2 %), les assistants sociaux, éducateurs, et ex-CII sont les grands perdants de ces accords.

Le gouvernement maquille la baisse du traitement par une revalorisation des deux premiers et deux derniers échelons dans la carrière. En comparant les deux grilles, Entre le 4eme et le 10eme échelon, on constate une réelle perte d’indice, et qui fait chuter le salaire moyen sur l’ensemble de la carrière :

Une collègue avec 10 ans d’ancienneté est actuellement au 6eme échelon, avec un indice de 397, avec un traitement brut annuel de 21297.94 Euros. Dans la future grille, une collègue, avec la même ancienneté de carrière, sera à l’échelon 5, avec un indice de 361, avec un traitement annuel brut : 19799.84 Euros. Soit une perte annuelle sèche de 1518.09 Euros soit 8 % de différence.

A 20 ans d’ancienneté, la perte annuelle sera de 2416.60 Euros, soit de 201 Euros par mois, une baisse de 10 % du traitement...

Tout cela sans tenir compte de la perte du pouvoir d’achat dans la fonction publique depuis 1982, qui a décru de plus de 20 % !!!!

Le passage au grade supérieur, au troisième grade de la nouvelle grille de la catégorie B pour les ASP, ne devient possible qu’à partir du 6ème échelon avec un an d’ancienneté dans l’échelon, soit 11 ans d’ancienneté, contre 7 aujourd’hui. De plus, les tableaux d’avancement au grade d’ASP seront basés sur l’évaluation de la performance individuelle. Même si la grille des ASP peut sembler moins défavorable, l’indice terminal est atteint au mieux au bout de 32 ans au lieu de 26 ans actuellement.

Le Secrétariat d’Etat de la Fonction publique affirme que ces accords sont valides pour les trois fonctions publiques et renvoie les organisations syndicales pour toutes négociations vers chaque ministère de tutelle. Nous ne sommes pas dupes de cette manœuvre de division, qui au contraire renforce notre détermination à faire aboutir collectivement la revendication d’un cadre A pour tous.

C’est un nouveau coup porté à nos statuts, un déni de nos qualifications ! Nos professions doivent se mobiliser pour obtenir le classement immédiat en catégorie A, et une grille indiciaire correspondante (Indice 349 à 783), dans un grade unique.

Dans ce cadre, il est urgent de faire état de nos certifications, acquises au travers d’enseignements et de pratiques professionnelles tout aussi qualifiants que les enseignements universitaires et de faire reconnaître à sa juste valeur notre parcours d’étude. La validation de notre diplôme d’Etat dans le dispositif LMD est indispensable.

Quelque soit le lieu d’exercice, le niveau de qualification requis pour exercer nos missions (protection de l’enfance, évaluation psycho-sociale, expertise sociale, élaboration de projets,...) relève d’ores et déjà de la catégorie A.

Le SNUAS FP FSU appelle les organisations syndicales et les professionnels du Social des trois fonctions publiques, confrontés à la négation de leurs qualifications, et à la dévalorisation de leurs salaires, à construire un mouvement revendicatif puissant afin de combattre et d’en finir avec cette politique de régression et de casse des métiers du Social.

Téléchargez le texte d’appel :

Word - 41 ko
  © SNUAS-FP/FSU 2003 - conception » grafactory.net - haut de la page - spip