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Actualité
Le mercredi 20 mai 2009 par Administrateur
Solidarité avec les 4 éducatrices de la Protection Judiciaire de la Jeunesse du centre d’action éducative de St Denis
PETITION

Vous trouverez en fichier joint la pétition du SNPES PJJ FSU, concernant la répression exercée au sein du CAE de St DENIS, à l’encontre d’Educateurs PJJ.Merci de répercuter au plus grand nombre cette action et d’envoyer directement les signatures recueillis au SNPES PJJ.

N’hésitez pas à la faire circuler par mails dans vos réseaux...

Word - 59.5 ko
PETITION

* * * * * * * * * * * * * *

L’administration centrale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse a entamé des poursuites disciplinaires à l’encontre de quatre éducatrices du centre d’action éducative de St Denis. Elle veut faire de cette répression politique et professionnelle un exemple, pour que demain les personnels de la PJJ soient tous aux ordres de sa politique de destruction des missions éducatives. Les quatre éducatrices ont consulté leurs dossiers. Il se confirme que ces derniers sont construits de toute pièce par le procureur de la république du tribunal de Bobigny et soutenus par le président du TGI. Ces accusations sont portées à partir d’une vision parcellaire ou erronée de l’action éducative des collègues sur la forme ou sur le fond. Elles portent un jugement définitif sur le service accusé de dogmatisme et de volonté d’obstruction aux mesures prises par les magistrats. Le procureur et le président du TGI de Bobigny vont jusqu’à demander le renouvellement total de l’équipe éducative et sollicitent le premier Président et le Procureur Général de la Cour d’Appel de Paris. Ces derniers ont appuyé leur demande et interpellé directement la Garde des Sceaux. Le seul et unique objectif de cet emballement procédurier est de sanctionner l’approche éducative du travail de nos collègues et leur prise en compte de la détresse sociale des jeunes et des familles qu’elles suivent.

Ce choix de la répression est éminemment politique.

Il s’agit de faire un exemple pour obliger les personnels à abandonner demain, par la peur et la menace, leurs pratiques éducatives, leurs exigences pédagogiques et au delà à renoncer à une approche humaniste de l’exercice de différents métiers de la PJJ.

Alors que l’ouverture de lieux de contention se multiplie, alors que dans certains de ces lieux de la maltraitance s’exerce souvent sur les jeunes et les personnels, ce sont des éducatrices, militantes du droit à l’éducation pour tous les jeunes en difficulté qui sont sanctionnées ! Ce qui se passe aujourd’hui confirme le zèle de la direction dans l’application des politiques répressives du gouvernement, sa volonté de mettre au pas le service public d’éducation de la PJJ et de le transformer en exécuteur judiciaire. Cette transformation de nos missions passe aussi par le démantèlement des services éducatifs au profit des lieux de contention.

Ne les laissons pas faire !!!

C’est une attaque sans précédent contre les espaces de travail distincts du judiciaire et de l’éducatif, contre les principes mêmes du droit à l’éducation pour tous et la reconnaissance de la fonction éducative et pédagogique de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. A l’heure actuelle, de nombreux professionnels des secteurs de l’éducation, de la santé, des sciences humaines, sont confrontés à une volonté de mise au pas et d’invalidation de leur savoir faire professionnel, à la PJJ comme dans d’autres secteurs, nous devons nous y opposer. Nous sommes tous concernés et pouvons être sanctionnés demain.

Nous dénonçons la volonté du Ministère de la Justice de mettre au pas celles et ceux des personnels qui défendent la spécificité d’un espace éducatif et une approche singulière de chaque mineur dans le cadre de la Protection Judiciaire de la Jeunesse. Nous, signataires de la pétition, exigeons le retrait des poursuites disciplinaires.

Pour tout savoir, allez sur le site du SNPESPJJ

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