68 assistantes sociales du Conseil Général du Puy de Dôme sous le coup de procédures disciplinaires.
Après plusieurs mois de conflits sur le refus de la saisie informatique de la procédure liée contrats RMI (saisie confiée auparavant au secrétariat), en dépit des propositions faites par les travailleurs sociaux, le Conseil Général a engagé une procédure disciplinaire à l’encontre de 68 assistantes sociales (mise à pied d’un jour).
Cette mesure arrive dans un contexte global de réorganisation du travail social au sein du Conseil Général : mise en place de la nouvelle territorialisation, basée sur le renforcement de l"encadrement sans moyens suplémentaires pour le travail de terrain et pour répondre aux besoins des populations en difficulté. Cette réorganisaton a été totalement imposée malgré un mouvement important de contestation. C’est dans ce contexte de mépris de la parole des professionnels de terrain, que les travailleurs sociaux ont refusé cette tâche qui se surajoute à des tâches administratives déjà dévolues aux travailleurs sociaux, au détriment du temps consacré à l’écoute et à l’accompagnement des personnes et à terme au détriment de l’emploi (moins de postes de secrétaires) et de la qualification des métiers (glissement des tâches, confusion des rôles).
Ces sanctions arrivent dans un contexte politique et institutionnel de renforcement du contrôle social, de débat sur le projet de loi sur la prévention de la délinquance, de mise en place de lois liberticides en réponse au malaise des quartiers populaires et des banlieues, au développement de la précarité et de l’exclusion sociale.
Aujourd’hui le Conseil Général veut donner l’image de travailleurs sociaux qui se battent contre quelques minutes supplémentaires de travail administratif. A qui veut-on faire croire que ce motif mobilise une telle détermination de leur part ? Comment un enjeu aussi dérisoire peut-il justifier que le conseil Général engage une procédure de sanction disciplinaire collective ?
PREMIERE URGENCE
Nous vous demandons d’envoyer, de toute urgence, ce mail de solidarité aux collègues de CLERMONT FERRAND !!!!
Si possible envoyez un fax (une version papier restera et préoccupez-vous du récépissé) :
Monsieur Jean-Yves GOUTTEBEL
Président du Conseil Général du Puy de Dôme
24, rue Saint Esprit
63033 Clermont-Ferrand
Tél 04 73 42 20 07
Fax 04 73 42 20 04
Par défaut par Mel : J-Yves.GOUTTEBEL@cg63.fr
Merci de manifester votre solidarité à nos collègues.
Nous avons besoin d’être tous ensemble dans les luttes qui nous attendent.
Monsieur le Président du Conseil Général,
LE SNUASFP-FSU apporte son soutien à l’ensemble des collègues en lutte et vous demande d’annuler toutes procédures disciplinaires à leur encontre.
Notre syndicat restera vigilant à ce qu’aucune mesure pénalisante soit prise à l’encontre des personnels qui veulent leurs missions dans l’intérêt des usagers du service public qui est le nôtre et le respect de la déontologie professionnelle.
Grève le 28 septembre au Conseil Général du Puy de Dôme
68 travailleurs sociaux du Conseil Général du Puy de Dôme
sous le coup de procédures disciplinaires.
Depuis début 2006 le Conseil Général du Puy de Dôme impose aux travailleurs sociaux la saisie informatique des procédures liées aux contrats d’insertion dans le cadre du RMI sans qu’il y eu une réelle concertation.
La saisie des contrats d’insertion était auparavant confiée au secrétariat. Elle se surajoute donc à des tâches administratives déjà dévolues aux travailleurs sociaux, au détriment du temps consacré à l’écoute et à l’accompagnement des personnes.
Ce transfert de tâches contrairement à ce qu’affirme la hiérarchie ne représente en rien une « plus value »pour les bénéficiaires du RMI. En effet la mission des assistants sociaux dans le cadre du protocole RMI est tout à fait effectuée.
Cette mesure arrive dans un contexte global de réorganisation du travail social au sein du Conseil Général : mise en place de la nouvelle territorialisation.
Cette réorganisation a déjà donné lieu à un mouvement de contestation qui n’a pas abouti. En effet le Conseil Général n’a pas tenu compte de l’avis des travailleurs sociaux. Elle a donc a été totalement imposée.
Dans ce contexte de mépris de la parole des professionnels de terrain, les travailleurs sociaux qui ont refusé cette tâche se sont vus menacés de sanctions disciplinaires qui sont allées crescendo devant leur détermination.
Aujourd’hui le Conseil Général veut donner l’image de travailleurs sociaux qui se battent pour quelques minutes supplémentaires de travail administratif. A qui veut-on faire croire que ce motif mobilise une telle détermination de leur part ? Comment un enjeu aussi dérisoire peut-il justifier que le conseil Général engage une procédure de sanction disciplinaire collective ?
Les travailleurs sociaux restent mobilisés pour le retrait de toute les procédures disciplinaires et pour défendre l’exercice de leur profession au plus près des personnes et dans le respect de l’être humain.
L’Assemblée Générale du 21 septembre 2006 soutenue par l’intersyndicale FO, CFDT, SUD a voté à l’unanimité l’appel à une journée de grève et de mobilisation le jeudi 28 septembre 2006 et appelle tous ceux et celles qui le souhaitent a manifester leur soutien.
Nom / Prénom / service /signature
Ci-dessous un texte qui sera lu demain en A.G. lors de grève (ce texte n’est pas à transmettre au Conseil Général).
Cher Camarade,
C’est tout naturellement que nous nous retrouvons aujourd’hui, par l’intermédiaire de ce message, à vos côtés !
LE SNUAS/FP-FSU a toujours défendu la spécificité et l’éthique de notre profession d’Assistant Social.
Depuis toujours et depuis plus particulièrement 2003, lorsque nous avons mené une lutte contre la décentralisation, nous affirmons la spécificité de notre métier et de l’accompagnement social.
Au mépris de l’intérêt des personnes que nous recevons, l’ensemble des employeurs vide de sens notre profession.
Dans un contexte de plus en plus sécuritaire, où malgré de nombreuses mobilisations, les politiques instrumentalisent notre profession et où l’ensemble des secteurs du travail social sont décriés, votre lutte nous paraît fondée.
Fondée pour défendre l’intérêt des usagers, mais aussi pour faire entendre que malgré la petite chanson ambiante dont l’air est l’inefficacité du travail social, votre lutte, notre lutte commune est bien celle des services publics.
Votre mouvement symbolise notre indignation envers les attaques permanentes dont nous sommes l’objet et ce quelque soit les institutions dont nous dépendons.
« Nous ne chipotons pas » pour quelques tâches supplémentaires, mais tous, nous tenons à garder le sens premier de nos métiers, celui d’être à côté des personnes les plus défavorisées et d’exiger les mêmes droits pour tous.
C’est la question de l’accès au droit qui est dérangeante pour nos employeurs.
Dans ce contexte liberticide, c’est un combat exemplaire que vous menez. Nous devons gagner cette lutte et notre solidarité doit être sans faille.
Nous serons vigilants pour qu’aucune d’entre vous ne soit sanctionnée et appelons l’ensemble des collègues de l’Education Nationale à vous apporter leur soutien en envoyant au Président du Conseil Général le texte de l’Intersyndicale.
Bien évidemment, nous poursuivrons notre mobilisation le 10 OCTOBRE 2006 contre le projet de loi sur la Prévention de la Délinquance. Nous ne sommes pas dupes, la question des fichiers est un élément central dans le contrôle des populations et pour mettre en place une société répressive et encore une fois liberticide.
A bientôt dans les luttes et restons mobilisés.
Danielle ATLAN
Secrétaire Nationale du SNUASFP