Encore une fois, cette nouvelle année scolaire débute dans un contexte lourd : les attaques contre nos droits, nos missions et nos conditions de travail ne faiblissent pas.
Une orientation politique inchangée
Au niveau national, le gouvernement persiste dans une logique d’austérité qui frappe de plein fouet les salarié·es, les retraité·es, les plus précaires et les malades.
Les annonces budgétaires se traduisent par une remise en cause brutale de nos conquêtes sociales :
- gel des salaires,
- désindexation des retraites,
- coupes dans les services publics,
- réforme de l’assurance chômage,
- franchises médicales doublées.
Pendant ce temps, les grandes entreprises et les plus fortunés continuent de profiter de milliards d’aides et de cadeaux fiscaux.
Ne nous y trompons pas : le problème n’est pas celui des visages à la tête de l’exécutif mais bien celui de l’orientation politique, qui détruit méthodiquement les solidarités collectives et affaiblit le service public.
Des professionnel·les toujours en première ligne
L’Éducation nationale et les métiers du travail social ne sont pas épargnés. Manque criant de moyens, crise d’attractivité, surcharge de travail, absence de reconnaissance : la réalité quotidienne des assistant·es de service social et des conseiller·es techniques est celle d’une urgence permanente face à l’explosion de la précarité et au mal-être croissant des élèves, étudiant·es et agent·es.
L’embolisation de tous les acteurs – avec des listes d’attente de plusieurs années parfois – amplifie cette situation indigne et conduit à une perte de sens de notre activité quotidienne.
Pendant ce temps, le ministère se contente de dispositifs d’affichage et d’autosatisfaction, sans répondre au cœur des enjeux : donner enfin les moyens nécessaires à l’exercice de nos missions.
Des inquiétudes fortes existent également autour de la réforme de notre formation et de nos diplômes d’État, dont le passage en force du gouvernement au cœur de l’été fait craindre le pire : transformer les métiers du travail social en métiers de gestionnaire bien éloignés de toute ambition émancipatrice, pourtant fondation historique de ces professions.
Une dynamique collective à amplifier
Pourtant, depuis deux ans, nous avons prouvé que nous étions capables de nous organiser et de faire entendre notre voix.
- La mobilisation historique du 22 mars 2024 a marqué un tournant, rassemblant la profession autour d’exigences claires pour nos missions, nos conditions de travail et notre reconnaissance.
- Les Assises de la santé scolaire ont permis au SNUASFP-FSU de mettre en lumière des constats accablants : manque criant de moyens et absence de perspectives de revalorisation salariale. Ces constats ont été reconnus jusque dans les conclusions officielles.
- Le 10 juin 2025, une nouvelle journée de mobilisation a confirmé notre capacité à nous organiser collectivement et à nous faire entendre.
Nous avons rendu nos métiers visibles dans le débat public et imposé nos analyses. Désormais, l’administration ne conteste plus nos constats : il faut maintenant transformer cette reconnaissance en avancées concrètes.
Et cela ne se fera qu’en continuant à nous rassembler, à croiser nos analyses et à débattre ensemble de ce que nous voulons, tant pour notre profession que pour nous faire entendre.
Mobilisons-nous en septembre
Le mois de septembre sera un temps fort de mobilisation, avec :
- de nombreuses actions locales et nationales intersyndicales le 10 septembre,
- la journée de mobilisation et de grève intersyndicale du 18 septembre (à l’appel de CFDT, CGT, FO, FSU, CFE-CGC, CFTC, UNSA et Solidaires),
- le préavis de grève déposé par la FSU pour l’ensemble du mois.
Le SNUASFP-FSU appelle chacune et chacun à rejoindre rassemblements, manifestations et grèves pour refuser le budget d’austérité et imposer d’autres choix.
Ensemble, construisons la suite
Le SNUASFP-FSU est à vos côtés au quotidien, pour vous défendre individuellement et collectivement, et pour porter haut et fort la voix des assistant·es et conseiller·es techniques de service social.
Chaque adhésion, chaque mobilisation renforce notre capacité d’action.
Cette année encore, faisons vivre notre puissance collective : c’est elle qui nous permettra d’obtenir reconnaissance, justice sociale et moyens à la hauteur des enjeux.