Après les assises de la santé scolaire en mai dernier, plusieurs groupes de travail se sont tenus à la DGESCO pour discuter des suites.
Après le 10 février (voir ici), un nouveau groupe de travail s’est déroulé lundi 16 mars.
Ce GT visait à discuter du cadrage des pôles départementaux santé, bien-être et protection de l’enfance.
Comme lors des GT précédents, côté organisations syndicales, étaient présentes : le SNUASFP FSU ; le SNASEN UNSA ; la CFDT ; le SNALC et étaient absentes : la CGT ; FO ; Solidaires.
De nombreuses interrogations…
Lors de ce GT, le SNUASFP FSU a interpellé la DGESCO à plusieurs sujets.
Outre la question du statut envisagé du texte soumis à la discussion (cadrage, note de service, circulaire…), le SNUASFP FSU s’est interrogé sur l’articulation entre les missions dévolues à ce pôle et la circulaire de missions du service social en faveur des élèves. Par ailleurs, le texte soumis à la discussion ne saurait remettre en cause la circulaire relative à la politique éducative sociale et de santé. Le SNUASFP FSU est également intervenu pour rappeler qu’il était inenvisageable d’ajouter localement des indicateurs statistiques à ceux existant dans l’enquête sociale nationale, les assistant.e.s de service social n’ayant pas vocation à faire du reporting quotidien particulièrement au regard de leur charge de travail qui est déjà bien trop importante. Le SNUASFP FSU a également alerté sur la charge de travail supplémentaire induite par la mise en œuvre de ces pôles pour les CTD. Ces dernier.e.s subissent d’ores et déjà une forte hausse de leur charge, il ne serait pas acceptable d’en ajouter. Le SNUASFP FSU a redit son opposition à toute tentative de multiplier les partenariats externes venant en concurrence des missions exercées par le SSFE et visant à contourner d’une manière ou d’une autre les choix budgétaires conduisant au manque de moyens. Enfin, le SNUASFP FSU a réaffirmé l’absolue nécessité que ces pôles, qui ne sont pas demandés par la profession, ne viennent fragiliser ni les fonctionnements des services ni les professionnel.le.s présent.e.s au sein des établissements.
La DGESCO s’est voulue rassurante sur l’objectif de ces pôles, redisant qu’il s’agissait d’abord de repositionner la politique éducative sociale et de santé au centre des préoccupations des DASEN. Les différentes remarques du SNUASFP FSU sur le document soumis à la discussion ont été notées avec attention et la DGESCO s’est engagée à les prendre en compte pour faire évoluer ce texte.
Ce dernier est amené à évoluer dans les semaines à venir en fonction des différents échanges lors de ces groupes de travail menés avec les organisations syndicales de chaque corps de métier. D’autres échanges ultérieurs sont prévus pour continuer à concerter sur ce sujet spécifique. Le SNUASFP FSU sera encore et toujours à l’offensive pour faire reculer toutes les dispositions qui seraient de nature à remettre en cause le cadre existant et ne permettant pas de réelles avancées.
Dans la rue, en audience, en groupe de travail : ne pas laisser le champs libre !
Ce premier GT sur les pôles a permis d’une part pour le SNUASFP FSU de poser ses lignes rouges et d’autre part d’obtenir la levée de certaines interrogations qui pouvaient exister à la lecture du document. Il en reste encore ! Le SNUASFP FSU compte bien ne pas laisser la DGESCO avancer sans contradiction et sans entendre la voix des assistant.e.s et conseiller.e.s techniques de service social. Combattre des orientations qui ne vont pas dans le bon sens se fait dans la rue comme le SNUASFP FSU l’a démontré encore le 10 juin dernier, dans les audiences comme en janvier 2026 avec le ministre mais aussi dans les groupes de travail en argumentant à chaque instant pour faire avancer dans la bonne direction la politique ministérielle.
Comme lors de l’ensemble des étapes précédentes dans le cadre de ces assises de la santé scolaire, le SNUASFP FSU portera la voix des assistant.e.s et conseiller.e.s techniques de service social avec exigence pour que ces assises et ses suites ne soient pas un prétexte à dénaturer l’organisation des moyens en évitant de traiter de la question des moyens de l’organisation. Les enjeux posés doivent conduire à rendre inéluctable le renforcement de la présence en établissement du SSFE.